Reportages 2008
- Annecy (Haute-Savoie) : Open Tour 2008, le sport révélateur de compétence
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Entre lac et montagnes, durant deux jours, le sport s’est imposé comme un vecteur d’insertion professionnelle.
Organisé les 21 et 22 novembre, au cœur de la ville d’Annecy, sur les rives du lac, la dernière étape de l’Open Tour 2008 organisé par la Fédération Française Handisport, n’aura laissé qu’un regret, lié à une météo hivernale, peu propice aux multiples démonstrations et animations sportives inscrites au programme.Seuls les chiens huskies, toujours prêts à s’élancer pour une démonstration de pulka, ont apprécié la neige et le froid qui s’étaient invités à ce rendez-vous. Une rencontre destinée à tisser des liens entre athlètes handisports, personnes handicapées et valides, entre les mondes du sport et de l’entreprise. Tennis, escrime, mur d’escalade comptaient parmi les activités à découvrir.
Trois médaillés paralympiques
C’est autour du thème « le sport comme un révélateur de compétence» qu’était organisée, le vendredi, une conférence à laquelle participèrent des médaillés des derniers jeux paralympiques de Pékin, comme Vincent Bourry (escrime), Christophe Durand (tennis de table) ou David Smetanine (natation).Au-delà des volets sportifs et ludiques, au-delà des informations apportées sur les possibilités de pratique par les handicapés de certaines disciplines alpines (ski, randonnée, escalade), l’Open Tour 2008, grâce à la présence de nombreux partenaires, comme Cap Emploi, a pris la dimension d’une véritable plateforme d’échanges et de rencontres permettant de retenir le sport comme un vecteur d’insertion professionnelle.
- Besançon (Franche-Comté) : La fonction publique offre de nouvelles opportunités aux travailleurs handicapés
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Spécificité de cette première édition du forum de Besançon : une conférence destinée aux responsables du personnel chargés, en Franche-Comté, du recrutement dans la fonction publique.
Une trentaine d’entreprises, en phase de recrutement, avaient leur vitrine, le 20 novembre à Besançon, lors du premier forum dédié à l’emploi des personnes handicapées en Franche-Comté. Originalité de la manifestation, organisée par l’Association régionale pour l’intégration sociale et professionnelle des personnes en situation de handicap (ARIS), et par le coordinateur du programme départemental pour l’insertion des personnes handicapées : les élus et les responsables du personnel, en charge des recrutements dans les fonctions publiques d’État, hospitalière et territoriale, étaient conviés à une conférence dédiée à l’emploi des travailleurs handicapés. Le but : les informer des modalités de recrutement dans la fonction publique, aujourd’hui encore en dessous de l’obligation légale.À l’appui : le témoignage de collectivités qui, aujourd’hui, ont déjà tenté l’expérience.
Un travail de fonds
Car les choses bougent. À la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (DRASS) et dans les Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) de Franche-Comté, cela fait déjà quelques années que le recrutement de travailleurs handicapés fait l’objet d’un travail de fond. À telle enseigne que ces services dépassent aujourd’hui l’obligation légale des 6%. « En 2007, notre ministère a gelé un nombre de postes réservés aux personnes handicapées, précise Marie-Ange de Lucas, la responsable du personnel à la DRASS. Pour notre région, cela représente deux emplois pour lesquels nous avons travaillé avec l’ANPE et avec Cap Emploi. Sur les quinze CV que les deux organismes nous ont présentés, sept candidats ont été reçus en entretien. Résultat, au lieu de deux personnes prévues, nous en avons recruté trois, dont les compétences nous ont convaincues. » L’exemple fera-t-il des émules ? En tout cas, « il bat en brèche les idées reçues », commentait l’un des responsables des ressources humaines présent dans la salle.
- Bobigny (Seine-Saint-Denis) : Le PDITH de Seine-Saint-Denis apporte un éclairage sur le handicap psychique
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Le 21 novembre, à Bobigny, quelque 140 invité ont participé à une conférence proposée par le PDITH 93 sur le thème encore tabou « handicap psychique et emploi »
Organiser une conférence sur le thème du handicap psychique et de l’emploi, il fallait oser. « Le sujet est inhabituel et reste bien souvent tabou, en particulier dans l’entreprise », commente Véronique Bustreel. La coordonnatrice du PDITH de la Seine-Saint-Denis a pris prétexte de la Semaine pour l’emploi pour relever le pari. Le 21 novembre, quelque 140 participants, (entreprises, médecins, acteurs de l’insertion) étaient réunis à la Chambre de commerce et d’industrie de Seine-Saint-Denis qui avait accepté d’accueillir l’événement. « J’ai été impressionnée par le nombre des participants et par la qualité d’écoute dont ils ont fait preuve pendant plus de quatre heures. » Visiblement, le sujet intéresse et les interventions des spécialistes invités, le docteur Guy Baillon, psychiatre des Hôpitaux, et Claire Le Roy Hatala, sociologue, ont su captiver l’assistance.
Le handicap psychique, déjà présent dans l’entreprise
« L’intérêt de la conférence a résidé dans le fait que les intervenants ont mis l’accent sur la compréhension plus que sur l’information », poursuit Véronique Bustreel. Qu’est-ce que le handicap psychique ? Quelles sont ses conséquences sociales ? Comment l’aborder dans l’entreprise ? Les participants ont pu notamment découvrir qu’en matière d’emploi, la question la plus difficile ne porte pas tant sur le recrutement, car les candidats sont en principe stabilisés et accompagnés, que sur le maintien dans l’emploi car les troubles psychiques sont souvent déjà présents dans l’entreprise et pas forcément détectés. Le témoignage d’un employeur du département engagé dans une démarche de maintien avec un salarié a illustré ce propos. La conférence a également été l’occasion d’évoquer les réseaux constitués autour du PDITH 93 sur cette problématique (relais de réadaptation professionnelle, Groupes d’entraide mutuelle, Esat).
Une restitution devrait être prochainement mise en ligne sur le site Internet www.handipole.org.
- Cholet (Maine-et-Loire) : Véronique découvre son métier de serveuse chez Mets Tissés
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Dans le cadre de l’opération « échanges de salarié », Véronique Janina a abandonné l’espace d’une journée son poste à l’Esat pour exercer le métier de serveuse en
« milieu ordinaire ». Un réel défi qu’elle a su relever au sein d’une équipe dynamique et à l’écoute.« Je découvre, j’observe et j’apprends mon métier de serveuse dans un univers différent ». Véronique Janina, 40 ans, est à l’écoute, ce mardi 18 novembre. Membre de l’Esat (Etablissement et service d’aide par le travail), le restaurant « la Pincée de Sel » à Cholet, elle vient de prendre son service au restaurant Mets Tissés. En duo avec Valérie, serveuse depuis six mois, Valérie découvre toutes les étapes de ce métier en milieu ordinaire. « L’objectif de cette opération, c’est que Véronique puisse évoluer sur tous les postes de travail, explique Christine Allaire, responsable de l’établissement. Et surtout qu’elle s’intègre à l’équipe et qu’elle découvre notre façon de travailler ».
Créer du lien
Ménage, dressage des tables, service en salle, la journée est bien remplie. Une légère appréhension tout de même : Véronique redoute le service et la prise en note des repas, une fois face à la clientèle. Valérie la rassure : « Ne t’inquiète pas, je ne serai pas loin ». Attentive et encourageante, toute l’équipe est derrière elle. En cuisine, un petit mot, un sourire, les salariés de Mets Tissés sont avenants. Chacun épaule, à sa façon, la stagiaire d’un jour. Rien d’étonnant puisqu’ils ont tous passé une journée à la Pincée de Sel pour découvrir le milieu protégé dans lequel travaille Véronique. Cet échange leur paraît donc totalement naturel et justifié. « Il est certain que cette opération créée du lien entre le monde du travail ordinaire et les Esat, insiste Christine Allaire. On apprend à se connaître et l’on s’adapte en fonction des capacités de chacun ».
Dans le cadre de la 12e semaine pour l’emploi des personnes handicapées, cette initiative « échanges de salariés » était orchestrée conjointement par l’association Cité Métisse et le PDITH 49*.
*Programme départemental d’insertion des travailleurs handicapés de Maine-et-Loire.
- Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) : Quatre entreprises récompensées lors des Trophées Handicap et Entreprise
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Le mouvement des entreprises de France, le Medef du Puy-de-Dôme et l'Agefiph Auvergne se sont associés pour décerner les 6ème trophées handicap et entreprise.
C'est en présence du président de l'Agefiph, Tanguy du Chéné, et de Jean-Yves Resche, président du Medef Puy-de-Dôme, que les entreprises ayant engagé des actions concrètes en faveur de l'intégration de collaborateurs handicapés ont été récompensés, mardi 18 novembre. Lors de cette soirée, une table ronde, sur le thème « Recruter : comment trouver des candidats ? », a été organisée au début de la manifestation. Au cours des discussions, le rôle prépondérant de l'Agefiph et des ses partenaires a été mis en avant. « Notre fonction n'est pas uniquement d’aider les entreprises à trouver de la main-d'œuvre, a précisé Tanguy du Chéné. Nous nous faisons fort de donner la priorité aux compétences des personnes handicapées que nous épaulons. C'est en fonction de ces compétences qu'ils doivent pouvoir être intégrés à l'entreprise. » Un discours qui a fait l'unanimité, avant la projection du film « Valoriser le handicap ».
Le palmarès 2008
Face à une centaine de personnes, dont la majorité issue du monde de l'entreprise, s'est déroulée la remise des trophées. La meilleure façon, lors de cette soirée, de souligner les efforts de chacune de ces sociétés à embaucher ou à maintenir dans l’emploi des personnes handicapées, mais aussi à mettre en avant la volonté de travailleurs handicapés à reprendre une entreprise. Dans la catégorie « Embauche du premier salarié handicapé », le trophée revient à la Pâtisserie chocolaterie Gérard Vallet à Clermont-Ferrand. Dans la catégorie « Maintien dans l'emploi », l’enseigne Point S Ange Distrib, à Chignat, est le lauréat. Et dans la catégorie « Reprise d'une entreprise par une personne handicapée », c’est Avenir électrique Gerzatois (AEG) qui décroche le trophée. Enfin, le Prix spécial du jury a été décerné à Riom Distribution (groupe Carrefour).
- Kerpape (Morbihan): Les athlètes de retour de Pékin à la rencontre des chefs d’entreprise
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L’Agefiph Bretagne proposait en clôture de la semaine pour l’emploi, au centre de Kerpape, un match de torball et un échange entre responsables d’entreprise et sportifs de retour de Pékin.
« Sport et insertion professionnelle, pratique sportive et emploi renvoient à des valeurs communes d’engagement personnel et collectif, de dépassement de soi, de respect de l’autre, souligne le délégué régional François Massolo. Nous avons souhaité organiser cette soirée, en partenariat avec la Fédération Handisport, parce que la préoccupation éthique portée aujourd’hui par le monde sportif, dans ses débats et ses réflexions, rejoignent celle du monde économique. » Après la confrontation amicale de torballl des équipes de Rennes et Brest, se sont succédé les sportifs de haut niveau, de retour de Pékin : Patricia Picot, escrimeuse de l’équipe de France, salariée du Crédit agricole à Vannes, Gérard Rollo, judo Handisport, employé à la mairie de Lorient au service des sports, Denis Lemeunier, athlétisme, médaille de bronze en relais et Hervé Larhant, médaille d’argent en voile. « Les cérémonies d'ouverture et de clôture ont été des moments fabuleux, ont-ils confiés, unanimes. Le spectacle était à la hauteur, parfaitement organisé. Tous les sites étaient pleins à craquer avec à chaque fois plus de 90 000 personnes, du matin au soir ! À chaque fois, les gens étaient là pour voir des athlètes faire du sport.»
« Notre enseigne représente le sport »
Un échange s’est engagé avec les professionnels et responsables d’entreprise, à la suite des témoignages de Jean-Paul Le Duff, artisan en menuiserie, et Laurent Bellia, chargé de mission handicap pour Décathlon dans la région Ouest : « Notre enseigne représente le sport. Pas de postes réservés spécifiquement pour les personnes handicapées, ce qui importe, ce sont les personnes. Nous prenons en compte la situation de handicap pour aménager au besoin les postes de travail. Tous nos collaborateurs sont pratiquants ou passionnés de sport et nous souhaitons que nos équipes en magasin représentent les clients qui viennent nous voir. »
- Lille (Nord-pas-de-Calais) : www.handicap3d.com, un outil innovant au service des entreprises et des travailleurs handicapés
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L’Agefiph Nord-Pas de Calais part à l’assaut de la toile avec le site www.handicap3d.com Une façon interactive de mettre en relation l’offre et la demande autour de l’insertion des personnes handicapées.
Présenté lors de la semaine pour l’emploi et lancé officiellement courant décembre, le site www.handicap3D.com est un monde virtuel en 3D accessible 24h24, au sein duquel l’Agefiph, partenaires, entreprises et travailleurs handicapés sont représentés. L’idée est simple : mettre tout le monde en relation rapidement et simplement. « Le site va aussi permettre de mieux connaître les besoins et les attentes des travailleurs handicapés, de rendre plus lisible le paysage de l’insertion, du maintien dans l’emploi et de fournir à tous une information fiable et à jour », explique Yvan Talpaert, délégué régional adjoint de l’Agefiph Nord-Pas de Calais.
Un monde virtuel
Ludique, le site a choisi de scinder la région en différents territoires. À l’intérieur, on retrouve une vraie cité en trois dimensions avec la tour de l’Agefiph, les bâtiments d’entreprises, les résidences de travailleurs handicapés et les bâtiments des partenaires. Avec des spécificités pour chacun. « Au sein des résidences des personnes handicapées, par exemple, chacun bénéficie gratuitement d’une résidence le représentant dans laquelle il peut disposer CV, photos, vidéos afin de se représenter au mieux. »
L’autre point fort de ce site, c’est sa navigation. Il suffit de se créer un avatar 3D (sorte de petit personnage made in Internet) et ce nouveau monde virtuel vous ouvre ses portes !
- Nancy (Meurthe et Moselle) : 600 personnes au Forum « Emploi formation et handicap » de Nancy
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La seconde édition du forum « Emploi formation et handicap 2008 » organisé par la Maison de l’emploi du Grand Nancy avec l’Agefiph et ses partenaires a attiré plus de 600 participants. Les travailleurs handicapés à la recherche d’un emploi, ont pu s’essayer avec profit à l’exercice du « speed jobbing ».
« Notre objectif est de permettre aux personnes handicapées en recherche d’emploi, de rencontrer en direct des chefs d’entreprise ou des DRH sur les stands de l’espace « rencontre ». Ou se prêter au jeu de l’entretien d’embauche avec un recruteur sur l’espace “Speed jobbing “», résume Eléonore Vautrin pour la Maison de l’emploi de la Communauté urbaine de Nancy, hôte du forum. Quelque 600 visiteurs durant la journée ont dialogué avec environ 40 chefs d’entreprise présents sur les stands. « Une expérience utile, à renouveler rapidement ! », une formule souvent entendue ce 20 novembre dans les allées de la salle Gentilly.
Espace « speed jobbing ».
Les candidats se succèdent aux tables de potentiels recruteurs : 15 minutes pour présenter sa candidature. 10 minutes de débriefing avec une évaluation constructive et quelques conseils pour parfaire sa prestation. C’est du « speed jobbing ». « Je suis venu pour acquérir davantage d’assurance avant d’affronter l’entretien en situation réelle », déclare un télévendeur en reconversion professionnelle. « Les candidats que j’ai vus sont suivis et bien aidés par les associations. Ils parviennent à valoriser leurs compétences, et mettre leurs points forts en avant, si bien que leur handicap passe au second plan. Ils m’ont paru extrêmement motivés », confie impressionnée, une collaboratrice de l’agence de recrutement Adia à l’issue d’un entretien.
- Nice (Alpes-Maritimes) : Le théâtre comme vecteur entre entreprises et handicap
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Expérience originale et interactive pour la version azuréenne de la 12ème Semaine nationale pour l’emploi des personnes handicapées.
Près de 200 participants, 75 sociétés représentées : au centre d’affaires de l’aéroport de Nice, le 18 novembre, les rencontres professionnelles Entreprises et Handicap ont fait le plein, pour un débat animé, une fois n’est pas coutume, par trois comédiens de la Compagnie 3L, à la grande surprise d’une salle… conquise. Une présentation humoristique des différents intervenants, institutions et associations représentées, un « Qui veut gagner du pognon ? » version quiz loufoque et recentré sur le thème du handicap et des réglementations en vigueur, un « Service après vente » que n’auraient pas renié Omar et Fred, rythmé, enlevé, et une salle qui se prend au jeu, dans une ambiance détendue et conviviale. Pour les organisateurs, le pari est gagné : « L’objectif, c’était de miser sur le côté provoc’, de parler des problèmes du handicap dans l’entreprise sans aucun tabou. Et en cela, le forum théâtral concocté spécialement pour l’occasion a bien rempli son rôle. » Stéphane Schler, du Pdith 06, risquait gros, mais ne regrette rien à l’issue des débats : « L’an passé, nous en étions restés à des discours très consensuels, des témoignages à l’enfilade… Nous voulions casser ce ronron habituel, marquer les esprits, laisser une trace... »
Une clé USB à l’entrée
À ceux qui aurait pu reprocher à cette formule le manque d’informations concrètes, l’organisation a répondu par la technique pure et dure : une clef USB, distribuée à l’entrée de la salle, contenant l’essentiel des dispositions, aides, coordonnées et conseils pour favoriser l’insertion des personnes handicapées dans l’entreprise. Pour Stéphane Schler, « une telle soirée doit aiguiller des changements de mentalités, générer des contacts directs et facilités. En cela, le théâtre est un magnifique outil. Un outil qui rassemble. » Et au vu des questionnaires récoltés post-rencontre, le bilan serait plutôt positif : la majorité des participants, une fois l’étonnement dissipé, a plébiscité cette très originale présentation.
- Orléans (Loiret) : Tous unis autour du sport
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À la halle des sports de l’UFR Staps* d’Orléans, personnes handicapées, sportifs et chefs d’entreprise se sont confrontés sur le terrain sportif avant d’échanger sur le milieu professionnel.
La préfecture du Loiret a accueilli durant deux jours une manifestation, organisée conjointement par la fédération française handisport, la société Partnaire Conseil et l'Agefiph Centre, à la halle des sports de l'UFR Staps*. Au programme, deux jours de sport entre valides et personnes handicapées, afin de favoriser les rencontres dans un cadre ludique et différent. Le concept : le premier jour, les participants se sont affrontés par équipe lors d'un challenge sportif, via des épreuves handisports pratiquées en situation : boccia (sorte de pétanque pour malvoyants), sarbacane, basket, badminton, tennis de table... ainsi que deux parcours : l'un en fauteuil, l'autre à effectuer les yeux bandés. Ou comment aider les valides à concevoir le handicap... Chaque équipe de 3 à 5 personnes comprenait au moins un représentant d'entreprise, un demandeur d'emploi en situation de handicap et un étudiant en Staps.
Des contacts avec des entreprises
La première journée s'est donc déroulée sur le thème du sport (25 personnes représentant 11 entreprises et 18 personnes en situation de handicap y ont participé), avec à la clé des démonstrations d'athlètes handisports médaillés paralympiques en tennis de table et judo, et la présence des joueurs de l'Entente Orléanaise de Basket.
Le lendemain a été l'occasion de rencontres professionnelles entre les employeurs, les demandeurs d'emploi et les étudiants en situation de handicap. Sept entreprises étaient présentes et ont mené pas moins de 77 entretiens. Des contacts ont été pris, et des entretiens plus approfondis seront menés dans les semaines à venir.
*Unité de Formation et de Recherche en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives
- Orvault (Loire-Atlantique) : L’insertion des personnes handicapées récompensée
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Le Medef de Loire-Atlantique organisait, le 18 novembre, à Orvault près de Nantes, la cinquième édition de remise des trophées de l’insertion des personnes handicapées.
Cette soirée consacrée à l’insertion des personnes handicapées au sein de l’entreprise avait la forme d'une remise de trophées récompensant les entreprises ayant mené une action significative favorisant l'insertion ou le maintien dans l'emploi de personnes handicapées et, par voie de conséquences, encourageant d'autres entreprises à suivre leur exemple. Plusieurs centaines de personnes étaient invitées à cet événement. Parmi les nombreuses personnalités, Pierre Blanc, Directeur général de l’Agefiph, étaient présents. Ces trophées ont récompensé trois types d'actions : le prix du maintien dans l'emploi d'un salarié devenu handicapé qui a été remis à la société Système U Ouest ; le prix de l’embauche de travailleurs handicapés a été décerné à la société Sdel, spécialisée dans la fabrication d’armoires de contrôles à commande numérique ; enfin, le prix de la création ou reprise d'entreprise par une personne handicapée est allé à la société « le fruitier, framboise et potiron » dirigée par deux personnes en situation de handicap.
Nouveau plan de soutien
Au cours de son discours, Pierre Blanc a annoncé la mise en place pour 2009/2010 d’un nouveau plan de soutien instauré par l’Agefiph et ayant pour but de dynamiser l’embauche de personnes handicapées au sein des entreprises : « La prime d’initiative à l’emploi sera majorée ; elle atteindra les 9 000 euros. Nous allons également augmenter les primes en direction des CDD transformés en CDI, des salariés seniors et des bénéficiaires des minimaux sociaux ».
À noter qu’au terme de cette cérémonie, un prix spécial du jury a été remis à la délégation régionale des handisportifs de Pékin. Tout un symbole...
- Paris : Des patrons de PME planchent sur l'emploi des personnes handicapées
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Réunis le 17 novembre à la Maison des Arts et Métiers, à Paris, en ouverture de la Semaine pour l’emploi, une centaine de responsables de PME ont réfléchi sur différents thèmes relatifs à l’emploi et au maintien dans l’emploi des personnes handicapées.
Une vingtaine de tables rondes et, attablés à chacune d’elles, cinq ou six responsables de PME. Sur la scène, l’animateur de l’Agefiph lance les trois sujets de réflexions proposés : le maintien dans l’emploi, sortir d’une situation à « quota zéro », faciliter l’intégration des personnes handicapées. Top chrono : chaque table va devoir plancher sur le sujet qui lui a été confié. À l’issue de la réflexion, chaque groupe de travail formulera une proposition d’action concrète. Autour de la table n° 3, Caroline, Charlotte et cinq autres représentants de petites entreprises cogitent sur le maintien. Des mots fusent : « équité »,
« discrimination », « évolution de carrière ». Finalement, la suggestion qui sera retenue sur le thème concerne l’organisation de groupements d’employeurs qui pourraient organiser des passerelles entre elles pour accueillir des salariés en situation d’inaptitude.« L’Agefiph se mobilise pour vous aider »
Avant l’exercice, Tanguy du Chéné et des représentants des principales organisations patronales (le Medef, la CGPME et la FNSEA) ont exposé les problématiques de l’emploi des personnes handicapées dans les PME. Le président de l’Agefiph a souligné la volonté de l’Agefiph d’accompagner ces entreprises, notamment dans la perspective de l’augmentation de la contribution pour celles qui n’auraient engagé aucune action. « Dans un contexte économique défavorable, nous mobilisons nos chargés de mission pour réaliser un diagnostic et vous aider à mettre en œuvre un plan d’actions ou toute autre solution adaptée à vos besoins », a-t-il précisé. Trois chefs d’entreprises, Camille Villette (Airess Incendie), Bouallem Zhaïr (Nettomatech) et Hubert Dumont (Klein) ont par ailleurs témoigné de leur propre démarche.
- Paris : Handichat, une trentaine de grandes entreprises se prêtent au jeu des questions-réponses
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Du 17 au 21 novembre, les internautes ont pu intervenir en direct sur le Web et proposer leur candidature auprès de trente deux entreprises conviées par l’Agefiph à participer à Handichat, des chats vidéo innovant orchestrés par la société Interneto.
« Une question de kiki72 : quelles sont dans les statistiques les types d'entreprises qui recrutent le plus de personnes souffrant d’un handicap ? » Sur le plateau parisien de la société Interneto, le présentateur relaie les questions des internautes. Face aux caméras, Pierre Blanc, directeur général de l’Agefiph, et Jean-François de Caffarelli, son homologue du FIPHFP, apportent leurs réponses, diffusées en direct sur le Web. Dans l’obscurité, une dizaine de personnes travaillent en silence, comme sur un vrai plateau de télévision : cameramen, webmaster, modérateur, vélotypiste pour la retranscription écrite en temps réel, traductrices LSF… À mi-voix pour ne pas troubler l’interview, Romain Castany, de chez Interneto, explique la mise en place du Handichat.
40 000 connexions en une semaine
« Depuis le début du mois, nous recueillons les questions des internautes qui continuent à arriver pendant l’interview et sont transmises sur l’écran de l’animateur. Durant les 45 mn de l’émission, nous enregistrons de 1 000 à 1 400 connexions. » Ce qui aura fait au total près de 40 000 connexions du 17 au 21 novembre. LVMH, Société générale, Groupe Flo, Total…Trente deux grandes entreprises sont venues se prêter au jeu des questions-réponses, tout en proposant des postes à pourvoir. « Les candidatures ont été recueillies en ligne et transmises aux entreprises après l’émission », poursuit Romain Castany. L’Agefiph, le FIPHFP, l’ANPE, Cap Emploi, l’AFPA et différents acteurs de l’insertion ont également participé lors de cinq « chats conseil ». L’ensemble des interviews restera disponible en ligne sur www.handichat.fr jusque fin décembre.
- Paris : Une comédie musicale au Bataclan en ouverture de la semaine pour l'emploi
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L’Agefiph et la compagnie Fredonia du metteur en scène Hervé de Belloy ont donné un coup d’envoi en musique à la 12e Semaine pour l’emploi, à travers la « karacomédie musicale » Un Nouveau Cap, présentée au Bataclan, le 17 novembre.
« Tout va très bien, Madame la banquise ! » Engagé sur les eaux tumultueuses de la performance, le Titani.com conduit ses passagers sagement cloisonnés dans leur cabine vers les rivages ensoleillés de l’opulence. Andy et sa compagne, Câline, passagers de troisième classe, ont réussi à accéder au pont supérieur et proposent leurs services au capitaine qui les affecte à la salle des machines. Une fausse manœuvre provoque l’accident. Andy et Câline y perdent la vue. « Je n’ai plus les moyens de vous suivre », déclare le jeune homme à l’équipage. Pourtant, en devenant aveugle, il s’apprête à voir le monde beaucoup plus clairement…
Les mots simples et sincères d’Emmanuel Petit
À travers Un Nouveau Cap, trépidante « karacomédie musicale » du metteur en scène Hervé de Belloy, l’Agefiph et les comédiens de la compagnie Fredonia ont offert aux quelques 600 spectateurs réunis au Bataclan, à Paris, le 17 novembre, une joyeuse métaphore de l’intégration des personnes handicapées dans l’entreprise. Une ouverture en chanson et en humour pour la 12ème Semaine pour l’emploi des personnes handicapées.
À l’invitation du président Tanguy du Chéné, Emmanuel Petit, l’ancien champion du monde de football, a accepté de parrainer cette soirée. Au cours d’une brève intervention, simple et sincère, l’ancien footballeur a souhaité rappeler les valeurs communes entre le football et le handicap : « L’exemplarité et le dépassement de soi, tout en préservant sa dignité. »
- Paris : Une série d’ateliers sur l’être et le paraître proposés par l’ANPE et l’Agefiph
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Durant toute la Semaine pour l’emploi, l’Agefiph et l’ANPE ont proposé un atelier intitulé « Mieux être pour mieux paraître » à des demandeurs d’emploi handicapés d’Ile-de-France. Rencontre avec Tony et Sophie dans les locaux de l’ANPE Handipass, à Paris
Selon ses propres termes, Tony « vient d’entrer dans la catégorie des seniors ». Cet ancien pompier de Paris, victime d’un grave accident, est reconnu handicapé depuis 1994. Il a dû se résoudre à entrer dans la vie civile avec une jambe abîmée et des troubles de l’audition qui s’aggravent d’année en année. Depuis, il aligne les contrats précaires et est inscrit à l’ANPE Handipass, seule agence du réseau ANPE spécialisée dans le handicap. Le 18 novembre, il a participé à l’un des ateliers « Mieux être pour mieux paraître » organisés par l’Agefiph et l’ANPE en Ile-de-France. « Quand j’ai reçu l’invitation, je me suis dit que cet atelier pouvait être intéressant. Je suis venu par curiosité. »
En parler ou pas...
Ils étaient une dizaine à participer à cette journée. « On a abordé les fondamentaux de l’entretien, mais je regrette qu’on n’ait pas assez détaillé la problématique du handicap », commente Tony. Alors, que faire face à l’employeur ? Comment aborder la question ? Faut-il le dire, ne pas le dire ? Selon le formateur, c’est au candidat de choisir selon son ressenti. « Je suis assez d’accord. Moi, ma surdité, je la cache de prime abord, mais je ne fais pas toujours illusion. Il suffit que l’on me parle sans me regarder pour que je ne comprenne pas ce que l’on me dit. » « Moi, renchérit Sophie, la cinquantaine, je n’en parle pas non plus. Ce sont les compétences qui doivent primer. » Pour l’un comme pour l’autre, quelle que soit la stratégie à adoptée, c’est en amont qu’il faut agir : « Tant que nos interlocuteurs n’auront pas levé le tabou du handicap, nous aurons toujours autant de mal à trouver notre place dans le monde du travail. »
- Saint-Quentin (Aisne) : Au panier, le CV !
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Embaucher les candidats sur leurs aptitudes et non sur leur parcours : tel est le but de la méthode de recrutement par simulation. Une formule qui s’avère aussi efficace dans la sélection que dans la lutte contre la discrimination.
Derrière cette opération, pas d’entreprises en chair et en os, mais la plate-forme de vocation ANPE de Saint-Quentin (02) et deux secteurs qui recrutent : l’agro-alimentaire et la restauration rapide. « On a choisi de tester les travailleurs handicapés sur les métiers d’opérateur de ligne en agro-alimentaire et d’employé polyvalent en restauration car, d’après nos statistiques, ce sont des professions qui devraient être sollicitées en 2009 », explique Sylvie Lerat, directrice de la plate-forme.
Comme des travailleurs valides
La méthode de recrutement par simulation révolutionne le recrutement. Inventée par l’ANPE en 1995, elle bannit le CV au profit d’exercices ciblés, afin d’embaucher des gens sur leur motivation et leurs aptitudes et non sur leur profil. Les exercices sont conçus après l’étude des postes à pourvoir et sont testés sur des employés de l’entreprise recruteuse. Ils se déroulent crayon en main ou, par exemple, dans le cadre d’un approvisionnement de rayon avec des legos. « Ils permettent de démontrer que les demandeurs d’emploi ont les compétences recherchées. Cela va de la capacité à travailler sous tension à l’esprit d’équipe en passant par le respect des consignes ou la minutie », souligne Sylvie Lerat. Les 17 et 18 novembre dernier, 51 travailleurs handicapés ont, donc, étaient invités à passer les tests sur trois sites de l’Aisne : Chauny, Saint-Quentin et Château-Thierry. Résultats 50 % d’entre eux ont démontré qu’ils pouvaient êtres embauchés au même niveau qu’un travailleur valide.
- Sepmes (Indre-et-Loire) : Visite d’une entreprise modèle
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Les principaux acteurs du handicap du département, des chefs d’entreprise, des salariés et des demandeurs d’emploi handicapés s’étaient donné rendez-vous pour une visite de la menuiserie Dubois. Une entreprise, pas comme les autres, où les mots ont du sens. Suivez le guide...
Le bruit des machines, l’odeur du bois, la journée de travail a déjà commencé lorsque la menuiserie et sa centaine de salariés ouvre ses portes aux visiteurs du jour. M. Dubois, le créateur et dirigeant fait découvrir avec passion les réalisations de son entreprise, à la délégation de professionnels de l’emploi et du handicap, de chefs d’entreprise et de demandeurs d’emploi handicapés.
Pour lui, développement durable et intégration ne sont pas seulement des mots. Pragmatique et engagé, il a choisi de mener des actions concrètes. Soucieux de l’environnement, il a doté la menuiserie de sa propre déchetterie ainsi que d’un centre de recyclage des déchets, d’une cuve de récupération des eaux pluviales, en cas d’incendie.
Question intégration, l’entreprise emploie deux salariés handicapés. Dans l’atelier travaillent également des personnes ayant vécu des situations difficiles (chômage de longue durée, problèmes sociaux...). Au travers des récits d’un magasinier cariste puis d’un menuisier, les visiteurs découvrent l’ampleur des actions engagées : sensibilisation, information de l’ensemble des salariés, prise en compte adaptée et personnalisée de chaque situation de handicap.
Convaincus
La visite suscite des questions et des échanges entre les visiteurs, M. Dubois et les salariés de la menuiserie. A la sortie, tous reconnaissent que l’objectif est atteint : ils ont été convaincus, preuves à l’appui, qu’une reconstruction personnelle est possible grâce au vecteur d’intégration qu’est le travail.
Se rencontrer, dialoguer, créer des liens sans l’enjeu immédiat du recrutement...C’est certain, cette visite a permis de faire évoluer positivement l’image du handicap.
« J’ai compris beaucoup de chose aujourd’hui. Le moment venu, lorsque j’aurai en face de moi un candidat handicapé, je ne verrai plus la situation du handicap comme un obstacle à l’appréciation objective des compétences, mais pourquoi pas comme une force ? » conclut un des chefs d’entreprise invité, avant de remonter dans sa voiture.
